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22/01/2008

Mes souvenirs de vacances à la campagne (suite)

Bouboule, la chienne de la maison était ma copine, et si j'en crois les photos qui me restent, je devais lui en faire voir de toutes les couleurs. Mais la pauvre bête nous entourait toujours de son affection.
medium_Jacqueline_à_Coudres_avec_Bouboule.jpg
Après sa famille s'est aggrandie de Micky, son fils, mais je crois que j'avais dû dépasser le temps de lui faire des misères... en grandissant.
medium_Jacqueline_et_Micky.jpg
Devant la maison, il y avait, entre autre un pommier qui nous fournissaient des pommes succulentes.
Souvent la récolte était fructueuse, et ma grand-mère me demandait de les ramasser en faisant bien attention de ne pas prendre les pommes abîmées. Je les mettais dans des paniers que nous portions aux voisins des alentours et à des connaissances de ma grand-mère.
C'était toujours un échange de bons procédés : un service valait bien un autre service.
La maison de ma grand-mère était dépourvue d'eau potable, et nous allions chercher des cruches d'eau pour les repas, chez les Loiseleur, qui eux, avaient la chance de posséder un puits.
Et puis les journaux circulaient entre les voisins. C'était inutile que chacun achète les mêmes quotidiens et revues, alors on se les prêtait... vous dire que les nouvelles étaient fraîches, c'est autre chose.
Parfois, ma grand-mère m'emmenait chez Monsieur et Madame Allix.
J'aimais beaucoup leur maison avec ses volets verts clairs, et son jardin impeccablement entretenu, toujours très pimpant et bien fleuri. Tout me paraissait bien ordonné.
En général, on y allait au début des vacances, et Monsieur Allix me pesait sur une grosse bascule... je ne sais pas si c'était bien précis...et puis on revenait à la fin du séjour, pour voir la progression.
Naturellement, les commissions se faisaient dans le village, les supermarchés n'existaient pas.
Ma grand-mère achetait son épicerie chez Madame Neveu, dont le commerce faisait aussi café, et je me rappelle que cette brave dame nous vendait des pâtes que je trouvais succulentes.
La boucherie Jouen nous fournissait en viande, et un boulanger complétait nos besoins, avec le pain.
Et puis, il y avait des commerçants ambulants qui passaient en camionnette, en klaxonnant pour avertir de leur arrivée et qui pouvaient fournir différents articles et en particulier du poisson.
Nul besoin de se creuser la tête pour le ravitaillement.
Le soir, on allait chercher du lait à la ferme de Monsieur Louis, où Josette, la jeune fille de la maison se faisait un plaisir de nous remplir la laitière d'un bon lait crémeux.
En grandissant ma grand-mère me confiait quelques petites tâches ménagères pour lui donner un coup de main.
Par exemple, je devais dépoussiérer les meubles de la salles à manger. Je bougonnais sur le buffet si ouvragé, que la poussière s'infiltrait partout, sans savoir qu'un jour, il ornerait la salle à manger de mon domicile.
Et puis, il y avait aussi la cérémonie de la lessive.
Cela prenait pas mal de temps.
Naturellement pas de machine à laver... c'était la citerne qui nous fournissait de l'eau de pluie très douce pour le lavage, et si l'on mettait un peu trop de savon, cela moussait tellement, que l'on n'en finissait pas de rincer et de rincer encore...
C'était d'ailleurs pareil, quand on se lavait les mains, ou pour la toilette, trop de savon et l'on ne pouvait plus se débarasser de la mousse...
Le rituel du lavage des mains avait lieu sous le fameux pommier, devant la maison, où une petite table, sans âge était installée, avec un pot d'eau et une cuvette plutôt cabossée.
medium_Jacqueliine_et_le_rituel_du_lavage_des_mains.jpg
On profitait de cet instant pour s'essayer aux bulles de savons, en réunissant le pouce et l'index, et en soufflant pour libérer la bulle.
Une fois, à l'occasion de ce rituel du lavage des mains, mon cousin Yves n'avait rien trouvé de mieux que de mettre un ballon crevé sur sa tête en guise de chapeau.
En voulant faire tomber le ballon de sa tête, j'ai râté "mon coup" et je l'ai tapé sur la joue, ce qui lui a occasionné un saignement de nez... j'étais vraiment très ennuyée de cette mésaventure car ce n'était pas ce que je voulais faire... c'était vraiment indépendant de ma volongé... et il a fallu me consoler !

Commentaires

Ah te revoilà...et avec tes souvenirs d'enfance en plus....tu sais combien j'aime cela...et maintenant que j'ai revu la maison, j'imagine beaucoup mieux ce que tu nous racontes.

A bientôt - Bises

Écrit par : Anne Marie | 22/01/2008

Qu'est ce que tu étais mignonne avec ton toutou,toute petite.Bises Jacqueline,beaux souvenirs.

Écrit par : heraime | 22/01/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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