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21/01/2008

Mes souvenirs de vacances à la campagne

Durant ma petite enfance, et jusqu'à l'âge de 13 ans environ, j'ai passé de nombreuses vacances chez ma grand-mère Emilia, à Coudres.
Je suppose que, du fait que mon père André était décédé, ma grand-mère se faisait un devoir de me "prendre en vacances".
Néanmoins, il me reste de fabuleux souvenirs de cette période.
La campagne, aux alentours des années 1950-1960, ce n'était pas comme maintenant où chacun vit égoïstement. Les gens s'intéressaient vraiment à leur voisinage.
A Coudres, les gens étaient solidaires entre eux.
Même si parfois, ma grand-mère m'emmenait en visite chez des gens qui semblaient barbants à mes yeux de petite fille, je me rends compte maintenant que tout le monde était attentif à son voisin, et vivait en bonne intelligence.
Coudres est un petit village de l'Eure, aux confins de la Normandie, qui n'a pas beaucoup changé depuis cette époque.medium_Coudres_en_1900.jpg
Que notre route passe par Evreux ou par Dreux, nous apercevions de loi son petit clocher pointé allègrement vers le ciel et qui nous indiquait que nous étions bientôt arrivés.
Venant de Dreux, encore un virage et les premières maisons du village se dressaient devant nous, puis quelques centaines de mètres plus loin... la célèbre mare d'un vert immaculé.
Quand on arrivait d'Evreux, via Saint André de l'Eure, c'était la maison de Madame Lomme qui nous saluait gaiement, et qui nous signifiait que notre voyage était terminé.
Encore quelques tours de roue, et nous ne tardions pas à apercevoir la pompe à essence du Garage Loiseleur, et enfin, le lieu magique des vacances...
Ma grand-mère possédait une vieille maison normande, entourée d'un grand jardin et d'un "champ" où l'on pouvait enjamber les herbes folles. C'était un vrais paradis pour une enfant de la ville.
medium_Jacqueline_à_la_campagne.jpg
Cette maison avait été achetée dans les années 1920, par mes grands-parents pour faire une résidence secondaire, et en raison de la santé fragile de ma grand-mère.
La maison était assez sombre et quelque peu humide.
On rentrait directement dans une petite pièce qui servait de salle à manger ordinaire, pour les repas de tous les jours. Cette pièce était contiguë à la cuisine.
La cuisine était équipée d'une antique cuisinière à charbon, d'un évier hors d'âge, sans eau... et où il ne fallait rien verser sous peine de débordement, aux dires de ma grand-mère !
Puis on entrait dans la salle à manger officielle qui était pourvue d'une immense cheminée qui ne servait jamais... par peur de l'incendie.
Ma chambre était à côté de celle de ma grand-mère, et le soir, pour se coucher, il n'y faisait pas chaud. Je sentais la fraîcheur humide des draps, mais le sommeil me gagnait rapidement, blottie sous un épais édredon campagnard.
Les soirs de grande fraîcheur, ma grand-mère mettait une brique à chauffer dans le four de la cuisinière, afin de réchauffer mon lit.
Tout semblait plein de mystères et de secrets pour mes yeux de petite fille.
Au mur de la chambre de ma grand-mère, il y avait un cadre exposant la photographie d'une dame. Le fond de la photographie étant noir autour du visage, il n'y avait que peu de contraste avec ses cheveux, et je me suis longtemps imaginé que c'était sa chevelure qui était aussi imposante... et je dois dire que ce portrait m'impressionnait beaucoup.
De l'autre côté de la salle à manger, se tenait la chambre de ma Tante Aline et de mon Oncle Adolphe.
Puis tout au bout de la maison, une minuscule pièce qui servait de chambre à l'Oncle Marcel, le frère de ma grand-mère, quand il lui rendait visite.
Et puis, il y avait le jardin et la basse-cour, c'était bien rare de ne pas voir une poule avec sa ribambelle de petits poussins... c'était une curiosité pour une petite parisienne... Quelques lapins, dans des clapiers de fortune, nous quémandaient de la bonne herbe, et il fallait préparer une pâtée à base de son, pour les volailles.
Des toilettes très rudimentaires, comme à l'époque, se trouvaient installées dans la basse-cour. Nous étions obligés de prendre un bâton pour y aller, de peur que le coq nous fasse un mauvais sort. C'est qu'il était méchant ce coq !

Commentaires

Et bien je me suis regaler de voir la petite parisienne dans la basse-cour,c'est là qu'on apprend les choses de la vie.bises et merci pour ce recit.

Écrit par : heraime | 26/03/2007

Eh bien, c'est magnifique ce récit. Que tu as de souvenirs de la maison de ta grand-mère et du bon temps que tu as dû y passer.
Merci pour le joli récit.
Bises de Jean-Louis

Écrit par : Jean-Louis | 26/03/2007

finalement , de très bons souvenirs , non ?
et puis le coq au vin , quelle revanche..

Écrit par : bernard | 26/03/2007

J'ai bien aimé lire ton récit. Certains détails me rappellent les mêmes choses. Bises et à bientôt.

Écrit par : monique | 21/01/2008

Nos souvenirs sont là et ne dmandent qu'a étre partagés !
ça "cause" ton récit
bonne soirée

Écrit par : ventdamont | 21/01/2008

excellent, je m'y retrouve en grande partie.
où puis-je obtenir les paroles de 2on de Gonfaron, je n'ai plus le 78 tours et je n'ai que des bribes en mémoire.
Les avez-vous? Merci de me les envoyer si vous le pouvez sur mon mail.

Écrit par : chapelle | 14/12/2010

Que de jolies photos ! :)

Écrit par : Heberger image | 17/04/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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